Depuis l’arrivée de l’Internet commercial en 1997, le nombre de foyers français équipés d’une connexion a été multiplié par 100. Marquée par l’arrivée de l’ADSL, l’année 2000 a notamment enregistré une forte croissance. « Internet est le phénomène de cette décennie », résume François-Xavier Hussherr, directeur du département Internet de Médiamétrie qui a publié ces chiffres à l’occasion des « 10 ans d’Internet en France ».

Mais le véritable moteur économique du Net, c’est l’e-commerce. Le nombre d’acheteurs en ligne a augmenté 2,5 fois plus vite que le nombre d’internautes en 2005. Un internaute sur deux est acheteur…ce qui signifie qu’un Français sur 4 fait ses emplettes sur la Toile.

La France détient même le record européen en termes de croissance : la part des acheteurs en ligne y a augmenté de 21% entre le 1er trimestre 2005 et le 1er trimestre 2006, contre 17% en Espagne, 2% au Royaume-Uni et 6% en Allemagne. A noter que le secteur de l’habillement a majoritairement profité de cette affluence d’internautes. En 2005, le commerce en ligne a progressé de 44%, ce qui équivaut à la création d’une quinzaine d’hypermarchés de taille moyenne. Très bons résultats en particulier pour l’e-tourisme qui enregistre 51% de croissance. Plus rien ne semble arrêter cette ascension.

Les 15 premiers sites d’e-commerce ont attiré à eux seuls 80% des internautes, soit 17 millions de visiteurs sur le 1er trimestre 2006.

Ils comprennent des sites de C to C, c'est-à-dire du consommateur vers le consommateur (eBay, Price Minister), des acteurs de B to C issus du monde de l’Internet (Rue du commerce, Amazon, PIXmania…) et des sites de commerce traditionnel (Fnac, La Redoute, 3 Suisses…). Les professionnels de l’e-commerce sont actuellement 5 670 contre 3 730 il y a 3 ans, et leur nombre devrait encore progresser.

La raison de cette frénésie de cyber shopping est simple : Internet offre un plus grand pouvoir d’achat que les magasins traditionnels. L’offre est à la fois plus fournie, plus diversifiée et très facile à comparer grâce aux sites spécialisés, ce qui donne deux fois plus de chance de dénicher la bonne affaire.

Il n’est donc plus question de ne pas exploiter le filon du Web, devenu complémentaire du magasin. Le processus inverse se vérifie également : les sites Internet ont désormais pignon sur rue, à l’instar de Lastminute qui a ouvert une agence à Paris.

Source: http://www.easybourse.com/Website/article/485-les-surfeurs-objet-de-toutes-les-convoitises.php