Oublié le charme des paysages enneigés du pôle Nord, les fournissuers du Père Noël ont changé d'adresse.

Dans les années 1990, ils se sont installés à Dongguan, dans le sud de la Chine. C'est dans cette ville - une zone industrielle géante de 240.000 hectares - que sont fabriqués deux jouets sur trois vendus dans le monde. Toute l'année, poupées, robots et Lego sont assemblés dans 5.000 usines qui s'étalent à perte vue, flanquées d'immeubles dortoirs.

Et ce nést pas la fête dans les "ateliers du Père Noël". L'été, 1,5 million d'ouvries enchaînent le sheures supplémentaires pour 50 à 100 euros par mois. Et au moment où les foules se pressent devant les vitrines décorées des magasins européens, le chômage sévit à Dongguan, où la production tourne au ralentit. Soucieuses de leur image, vingt usines, dont celles de Mattel ou Disney, ont refusé de nous recevoir.

Cette année, la région échoue pour la première fois à honorer ses livraisons. Les fournisseurs sont frappés par la hausse du coût des matières premières, de fréquentes coupures électriques, et , surtout, le manque de main-d'oeuvre>

"Les ouvriers, de plus en plus qulifiés, se tournent vers les industries de pointe où les salaires sont meilleurs", explique Xiao Zheng, directrice de l'usine d epeluchess Shima.

Voilà pourquoi la vente de la PlayStation 3 de Sony a été retardée en Europe. La ville souffre aussi de la concurrence de la Thaïlande, du Vietnam et de l'Inde.

"Nos marges, en moyenne de 10 %, baissent chaque année", s'inquiète Chen Huangman, secrétaire de l'association du jouet du Guangdong.

"Pour survivre, il faut monter ne gamme", estime Jiang Xuefeng, inventeur d'un cheval mécanique "quis e déplace sans huile ni pile", et qu'il vend directement aux magasins européens, avec 30 % de marge".

Source: 20 Minutes